L'échantillonnage séquentiel est comparable à une relation : après un certain temps, on peut l'accepter, le rejeter ou persévérer. Contrairement à l'échantillonnage à taille fixe, plus rigide, cette méthode permet de prendre des décisions rapidement et efficacement à chaque étape. Elle présente un avantage considérable : elle nécessite souvent beaucoup moins d'échantillons, tout en offrant la même puissance statistique. Moins d'échantillons, c'est un gain de temps, d'argent et surtout, un gain d'après-midi précieux pour tous.
La méthode présentée ici a été initialement développée par Wald (1945) et s'appelle le test séquentiel du rapport de probabilité (SPRT). On part d'une hypothèse concernant le taux de défaut sous-jacent de notre population, noté p. Les pièces sont échantillonnées et testées une à une, et leur conformité est déterminée. Après chaque mesure, on compare le pourcentage de défauts observé dans notre échantillon aux seuils de décision calculés à partir de la théorie du SPRT et l'on prend une décision : accepter notre hypothèse concernant p, la rejeter ou poursuivre les tests. C'est un peu comme quitter une présentation après quelques diapositives en disant : « OK, compris. »
La courbe caractéristique de fonctionnement (OC) pour des tailles d'échantillon fixes est comparée à celle de la méthode SPRT pour différents scénarios. Un module complémentaire d'échantillonnage séquentiel disponible sur la plateforme JMP Marketplace est utilisé pour faciliter la comparaison entre les deux techniques. Dans ce contexte, la méthode SPRT surpasse régulièrement la méthode SPRT grâce à une efficacité et une adaptabilité accrues.